Jusqu'ici, tout va bien / Gary D. Schmidt

Ecole des loisirs, 2017

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Jusqu'ici tout va bien

Portrait d'un adolescents paumé, à la croisée des chemins.

1968, Etats-Unis. À quatorze ans, Doug vient tout juste d’arriver dans une nouvelle ville, où il ne connaît personne. Ses parents sont dépassés et ses frères des crétins finis. Tout semble donc jouer contre lui. Commence alors une histoire sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, où comédie et tragédie jouent à part égale.

Un roman écrit à la première personne du singulier, riche en émotions, émouvant et drôle. Pendant une année, on vit avec Doug, on parle comme lui, on s'attache et on essaie d'avancer. L'écriture est très intéressante, avec un fil conducteur original : les peintures d'Aubudon représentant les oiseaux d'Amérique.

Un roman initiatique à découvrir, à lire, à déguster, et pas que par les adolescents.

Ana

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"Un jour, Joe Pepitone m'a donné sa casquette de base-ball des Yankees de New York.

Véridique.

Il me l'a donnée. A moi, Doug Swieteck. A moi.

Joe Pepitone et Horace Clarke ont fait toute la route de Long Island pour venir au collège Camillo, et j'ai lancé des balles avec eux. Moi, Danny Hupfer et Holling Hoodwood, que des types bien. On a tous lancé des balles avec Joe Pepitonne et Horace Clarke, et on a également manié la batte. Pendant qu'on frappait la balle, ils nous criaient : He's a batta, he's a batta-batta-batta, he's a batta... Voilà ce qu'ils scandaient.

Après ça, Horace Clarke a donné sa casquette à Danny, Joe Pepitone a donné sont blouson à Holling (probablement parce qu'il avait pitié de lui à cause de son nom débile), puis Joe Pepitone m'a passé sa casquette. Il a allongé la main, l'a ôtée de sa tête et me l'a passé. Juste comme ça. Elle était signée à l'intérieur, tout le monde pouvait donc savoir que c'était vraiment la sienne. La casquette de Joe Pepitone.

C'était la seule chose que j'aie jamais eue qui n'ait pas appartenu à un autre Swieteck avant moi.

Je l'ai cachée pendant quatre mois et demi. Puis mon stupide frère en a entendu parler..."

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